dimanche 21 décembre 2014

Les vérités de Malvina

Un roman signé par André Sandral
aux Editions L'Harmattan
décembre 2014

C’était pendant la guerre d’Algérie mais délibérément ailleurs, le plus loin possible, « aux Isles »…
Malvina, coup de foudre sur un paquebot blanc…
Ses « vérités » ? Celles de la Martinique elle-même telles que les revit le narrateur à travers les souvenirs de deux passés que sépare une quarantaine d’années (1957-1997).
Mais peut-on garder le contrôle de son parcours de vie lorsque le présent, brusquement, devient le temps le plus fuyant, le plus insaisissable ?

Les mirages mercantiles de l’exotisme sont restés sans effet sur André Sandral.
En revanche, nourris par les analyses de Franz Fanon, sa mémoire et son imaginaire se sont volontiers ressourcés au
Tout-Monde d’Edouard Glissant.
C’est dire que « l’île des revenants » est demeurée pour lui un horizon indépassable.


ISBN : 978-2-343-04431-6

mercredi 18 juin 2014

A quoi jouez-vous ?


 

Un roman signé par André Sandral
aux Editions L'Harmattan
février 2014

Au fil d'une sorte de journal rédigé en 1948-49 par un garçon de dix-sept ans, s'égrènent les mauvais souvenirs d'une enfance qui connut la guerre et l'Occupation, la traversée tumultueuse d'une époque.
Dans un "bon vieux lycée" d'autrefois, strictement masculin et très discipliné, le jeune garçon vivra une période de sa vie propice à des camaraderies et des inimitiés "viriles", chahutant les codes établis.
Ce sera donc le temps de l'initiation amoureuse dans un petit monde de ségrégation sexuelle où l'avortement est hors-la-loi. Si l'énergie vitale n'est en rien entamée, l'innocence, en revanche, loin d'être préservée, se trouve irrémédiablement détruite.

En sauvant ce récit d'adolescence, rédigé en catimini dans un grand jeu délibéré entre langue orale et langue écrite, André Sandral se révèle le témoin effrontément subjectif d'une époque révolue. En filigrane, il évoque comment se sont formées, tant bien que mal, une conscience critique et, peut-être, une écriture.

mercredi 10 juillet 2013

Une drôle de citoyenne





Un roman signé par André Sandral
aux Editions L'Harmattan
juillet 2013

En 1789, Julie, obscure provinciale d'origine languedocienne et protestante, est expédiée à Paris, chez son oncle, parce que ses parents la croient "déshonorée"... 
En compagnie de Clélie, joliment libertine, la voici qui devient, à travers mille tribulations romanesques, la messagère de certains des protagonistes essentiels de la Révolution et la jeune amie des toutes premières "féministes", Théroigne de Méricourt, Olympe de Gouges, Etta Palm...
En 1853, rédigeant ses mémoires, Julie constate que la Révolution, si grande fût-elle, a volontiers oublié, en ce qui concerne les femmes, ses principes égalitaires. 
Mais la suite, jusqu'au Second Empire inclus, ne fut-elle pas pire ?

mercredi 19 septembre 2012

Chroniques fœtales




Un roman signé par André Sandral
aux Editions L'Harmattan
septembre 2012

A l'hôpital de la Conception, à Marseille, où  Rimbaud est mort, un fœtus s'exprime – et s'informe, s'instruit, dispute ! – avant de décider s'il débarquera ou non dans ce bas monde…
Tels sont les effets imprévus et indésirables d'une expérience de clonage humain.
Quoique censément interdite, donc clandestine, la voici ébruitée et aussitôt "peopolisée" par journaux, radios et télés…
Le narrateur arrive bien trop tard pour faire sienne la voix du fœtus babillard.

S'agirait-il d'un conte satirique ?

samedi 12 mai 2012

La descente de l'arbre




Un roman signé par André Sandral
Editions L'Harmattan -
mai 2012

Charge très délicate, en 2008, pour un "nègre" sans illusions, que la biographie d'un "blouson doré" soixante-huitard qui a lui-même écrit sur le vif le récit de sa vie de renégat. Puisqu'il est mort – suicidé ou assassiné ? – pourquoi ne pas lui chaparder son texte, le mettre à la sauce du jour ?
Trop simple, la supercherie ! Voilà que le présent entraîne le "héros" dans un mystérieux feuilleton. Qui manipule qui ? Pourquoi ?
Dans "la société du spectacle", jusqu'où peuvent aller les choses, sans cesse chahutées entre le reportage en blanc et noir et le guignol social en couleurs ?
"La descente de l'arbre" joue à plaisir de ce balancement ludique.
Bref, le sérieux ne semble pas son genre. Et pourtant, pour qui voudrait bien rêvasser, voire réfléchir, sur le règne absolu de l'argent, et donc du marché…
Le rire – jaune ! -  se teinte ça et là d'une vague mélancolie, évidemment de bon aloi.

jeudi 19 avril 2012

samedi 24 mars 2012

Biographies des auteurs

André-Louis Rouquier

Avant de s'établir en Provence, André-Louis Rouquier a mené une existence voyageuse, qui passant par les Antilles, le Maroc et le Japon, pour ne parler que de ses points d'attache, l'a conduit des Lieux communs à La nuit de l'oubli.
Sur ce Sentier de la guerre, il a consacré le plus Clair du temps à repousser Les frontières naturelles. Mais que d'Angles vifs ! Que de Mauvais jeux ! Le cinquième soleil se lèvera-t-il jamais ?
Malgré le sourire d'Awa, belle inconnue sacrifiée, toujours cette vieille Peur du noir : le totalitarisme sous toutes ses formes, y compris le racisme et le machisme.

Après ce long parcours, André-Louis Rouquier, provisoirement fatigué, s'est fait remplacer par André Sandral, son jumeau hétérozygote. Celui-ci s'avère à ce point différent, voire contradictoire, qu'il ne peut être que génétiquement complémentaire. C'est lui qui, très prochainement, après avoir méchamment bouffonné dans des Vers sarkophages exécutera La descente de l'arbre, avec filet de sécurité.


> IUFM d´Aix-en-Povence • 1991-1992

> École Normale d´Aix-en-Provence • 1977-1991

> Lycée Saint Charles de Marseille • 1973-1977

> Athénée française de Tokyo (Japon) • 1971-1973

> Ecole Normale Supérieure de Rabat (Maroc) • 1967-1971

> Lycée Moulay Idriss de Fès (Maroc) • 1963-1967

> Lycée Jules Ferry de Versailles • 1961-1963

> Lycée Marcel Roby de Saint Germain-en-Laye • 1960-1961

> Lycée Schœlcher de Fort-de-France (Martinique) • 1957-1960

> Agrégation de Lettres Modernes

> Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud


 





André Sandral
Dans son jeune âge, André Sandral a beaucoup pratiqué le dessin puis la peinture. Il ne s'est attelé à la poésie que faute de pouvoir travailler dans des internats successifs. En effet, on peut toujours écrire, n'importe où, même pendant les heures de cours.
Docilement devenu fonctionnaire, il s'est longtemps considéré comme un artiste victime d'un déni organisé. Puis, les mots ont pris le dessus, il a tourné le dos aux arts plastiques, ne laissant, dans ce domaine, que quelques réalisations très influencées par le Fauvisme, celles d'un débutant, sans intérêt qu'illustratif de ses états d'âme entre dix-huit et vingt ans.
Dès lors, il s'est escrimé, dans son coin, à une poésie très libre, simple et directe, rassemblée dans Le royaume des évidences et Chansons sans tambour ni musique. Sachant cette activité très éloignée de l'humeur des poètes répertoriés, il n'a pas jugé utile de publier, fût-ce à compte d'auteur. Il se peut que le Net soit un meilleur support pour se faire quelques complices.

– Vers Sarkophages, poèmes satiriques mis sur le Net en mars 2012

– La descente de l'arbre, roman, aux éditions L´Harmattan, mai 2012.


Chroniques fœtales, roman, aux éditions L´Harmattan, septembre 2012.